Au Libéria

Dans mon pays, il y a certaines traditions que l’on doit suivre à la lettre même si elles sont arriérées parce qu’elles se transmettent de génération en génération.
Chez nous, la femme est totalement soumise aux instructions données par ses parents et son mari telles que les occupations familiales, la lessive à la rivière, le travail au champ, piler le maïs et le mil, préparer le repas, n’avoir aucune distraction à l’exception des mariages, des baptêmes, circoncisions et fêtes annuelles du village. Cette différence de condition, imposée, dès le plus jeune âge, chez les filles comme chez les garçons, ne nous permet pas de ce connaître réellement nos droits à la liberté et au bonheur comme ici en Belgique ou l’apprentissage de la liberté et du respect de l’autre permet de donner un sens à sa vie, de poser des choix et d’acquérir quantité d’expérience dans différents domaines de la vie. L’école y contribue aussi mais ce n’est pas le cas en Afrique car beaucoup de parents africains en ignorent l’importance.
Pour nous qui venons d’arriver en Europe, nous découvrons à quel point avoir des droits peut influencer le cours de la vie. C’est le contraire de notre pays où la liberté et le bonheur passent après tout le reste. Heureusement que certains d’entre-nous peuvent faire leurs études en Europe. Une fois rentrés au pays, ils témoignent d’autres expériences et tentent de faire changer les choses vers plus de modernité, un nouvel avenir pour l’humanité.

Moussa Camra
Libéria

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