Ce 10 mai 2008, l’événement s’est déroulé sous un soleil radieux, mettant en valeur la beauté de la faune et de la flore qui entoure le centre d’accueil « Des Racines et des Ailes ».
Tresses et grimages devenus traditionnels, les bambins ont eu droit à la prestation d’un clown, à des balades en calèche, à des activités ludiques et à des jeux divers. Notons également la présence décontractée de la police de Manhay qui a présenté son stand didactique afin de sensibiliser les enfants à la circulation à pied et à vélo ainsi qu’au port de la ceinture de sécurité en voiture.
La journée se terminera en apothéose, en chants très participatifs et, surtout en rires, avec un concert de Raphy Rafaël spécialement confectionné à leur attention.
Nous avons le plaisir de vous présenter un petit montage vidéo de cette journée de détente ensoleillée.
Dans le cadre de la Journée Mondiale des Droits de l’Homme, Amnesty International était présent et a animé un stand d’informations.
Lors de cette soirée, Alchemik Babylon Beats (dub) s’est présenté en concert, suivi d’un Dj set de Burnin’k (ABB) aux sonorités reggaes, electros, worlds…
ABB
Groupe électro/dub créé en 1999 par Kevin(DJ) et Quentin (guitariste-chanteur rock alternatif). La formation porte rapidement le nom de « Alchemik Babylon Beats » (ou ABB).
Le style particulier se dessine peu à peu et c’est en 2002 que Fred (percussioniste) entre dans le groupe. Les concerts s’enchaînent; ABB devient alors une référence non négligeable sur la scène underground. Plus tard, Alchemik Babylon Beats compte un nouveau membre: Nicolas (joueur et professeur de didjeridoo) agrémente la formation d’une couleur tribale avec des sonorités venues des contrées lointaines de l’Australie. Le style d’ ABB ne fait que se confirmer et intègre peu aprèsJoel (guitariste et professeur à l’Atelier Rock), et enfin Pina (chanteuse) en 2006.
(Evénements mis sur pied conjointement par plusieurs Centres d’accueil pour demandeurs d’asile et en collaboration avec diverses instances culturelles). Concerts Xaman-Ek, Akro.
Le samedi 23 juin, à l’occasion de la Fête de la Musique, Barvaux s/Ourthe a accueilli, sur sa Place du Marché, un grand concert qui s’inscrivait dans le cadre d’un rendez-vous festif et citoyen.
Cette manifestation est organisée par
- les centres d’accueil de la Croix-Rouge de Rendeux, Hotton et Manhay ;
- le centre d’accueil ‘Belle-Vue’ d’Erezée (Mutualités Socialistes) ;
- le Centre culturel de Durbuy ;
- la Maison de la culture de Marche-en-Famenne ;
- le Centre culturel de Hotton ;
- Le Miroir Vagabond.
Un avant goût :
Au menu de la journée :
- un ‘Repas du monde’, qui a offert, dès 12 heures, un large éventail de plats et de spécialités culinaires de toutes origines à la curiosité gourmande des visiteurs ;
- des stands d’exposition, où se sont côtoyés des emplacements réservés à la présentation des organisations et des échoppes de ‘produits de bouche’ aux saveurs internationales ;
- deux scènes de spectacles, en plein air et sous chapiteau ;
- un espace-enfants, qui accueillera un concert présenté par ‘Les Déménageurs’ ;
- une création théâtrale collective (voir ci-dessous) ;
- le concert du jour (voir groupes et artistes) ;
- un bar, sous la bannière du ‘commerce équitable’.
Xaman-Ek
Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, les gars de Xaman-Ek jouent depuis dix ans une musique de fusion, un fruit multicolore comme l’est le groupe lui-même. Au début, ils proposaient surtout un mélange de rock et de hip hop. Au fur et à mesure, chacun a amené ses épices et la musique a poursuivi son évolution vers un son plus métissé, teinté d’accents latinos, de reggae, de ragga et de funk, propre à Xaman-Ek.
En concert, le groupe crée la fête avec sa musique qui bouge pour le plus grand plaisir du public.’
Membre du collectif Starflam, AKRO se découvre une passion pour le rap dès ses 15 ans. Influencé par BRC, MC Solaar, IAM, NTM, il écrit ses premières rimes et enregistre deux titres sur la compilation ‘Fidèles au vinyle’. A l’origine de la plupart des refrains et des mélodies du groupe, AKRO se fait remarquer par une écriture limpide et un flow particulier, pouvant s’adapter à n’importe quel thème ou BPM. Il collabore notamment avec MC Jean Gabin, Orishas, Flip Kowlier, Reggie (in deep) ou encore Arno.
Son premier album, ‘L’encre, la sueur et le sang’, a vu le jour en 2006 : un premier album solo conceptuel qui lui permet d’explorer d’autres facettes de sa personnalité et d’amener l’auditeur dans son imaginaire. Artiste ouvert et complet, AKRO dévoile encore mieux son talent sur scène qu’en studio.
Egalement à l’affiche :
- Samba et Jaune Toujours (Radio Transit)
- Deux groupes de résidents des centres de Rendeux et de Manhay.
A noter : la régie, le son, la lumière, l’accueil des artistes ont été entièrement pris en charge par les résidents, qui auront pu bénéficier préalablement d’une formation intensive en matière de techniques audiovisuelles.
On y attend beaucoup, beaucoup de monde. C’est que le programme s’annonce alléchant ! D’abord, le groupe Eko Latino, à l’affiche, nous arrive auréolé d’une réputation musicale flatteuse. Mais en outre, c’est sa fondatrice et animatrice, Carmen Sepulveda, qui règne ce soir sur les cuisines, où elle nous apprête un menu traditionnel de son pays, le Chili. Elle confie que la relation des Chiliens à la nourriture est primordiale en toute circonstance. On dit là-bas : ‘Guatita llena, corazon contento’, ce qui signifie : ‘Ventre plein, joie au coeur’.
Aussi, votre webmaster favori, qui coiffe pour la circonstance sa casquette de reporter occasionnel, investit-il les lieux bien avant l’arrivée des premiers invités.
En préambule, un petit tour aux cuisines pour humer les effluves des plats en préparation – les oeufs farcis en entrée, le pollo andino (poulet andin et riz pilaf) comme plat principal, un budin de semola (pudding de semoule accompagné d’une sauce au vin rouge) au dessert. Tout cela fleure bon sa lointaine terre d’origine.
Deuxième étape : cap sur la réception. Je veux y prendre quelques clichés des apéritifs concoctés avec soin par le personnel du Centre – cocktails détonants, à base de rhum et de jus de fruits exotiques, aromatisés à la menthe fraîche, ou plus sagement non alcoolisés – et des plateaux de tacos, accompagnés de leurs sauces pimentées, disposés sur les tables égayées de primevères printanières.
Les invités se pressent, nombreux maintenant, arrivant par vagues successives. Il faut dire que les résidents des autres centres d’accueil régionaux ont massivement répondu ‘présents’. L’ambiance monte, s’échauffe. Les musiciens d’Eko Latino accordent leurs instruments, dans la salle de concert attenante. La soirée latino s’annonce chaude…
Vient l’heure du repas. D’une simplicité somptueuse, il se révèle délicieux, et combien nourrissant.
C’est le moment privilégié des échanges d’idées et des rencontres, si enrichissantes, avec les résidents du Centre. Ce soir, c’est un Touareg d’Algérie, dont je partage la table, qui me plongera au coeur de la culture de son pays, de la vie dans le désert ; il me parlera de cet animal incomparable qu’est le chameau, de la tenue vestimentaire bleue de son peuple. De sa tristesse aussi.
Rassasiés et heureux – ‘ventre plein, coeur content ! ‘ – les convives se dirigent vers la salle de concert.
Toutes les lumières s’éteignent soudain. Catastrophe ! Une coupure générale d’électricité ! Nous apprendrons que quinze communes sont plongées d’un coup dans l’obscurité totale. Il n’y a rien à faire, sinon prendre son mal en patience.
Nos amis africains ne comprennent pas notre énervement et s’en amusent. Rien de plus normal, voire banal, pour eux, que ce type d’incident !
J’entends alors les musiciens discuter entre eux : ‘Si c’est comme ça, on va jouer en acoustique’. Sans apport électrique. On ne recule jamais devant rien au Centre. On s’adapte. Comme dans les pays d’où proviennent tous ces gens…
De la musique à la lueur vacillante des bougies qui s’allument un peu partout ? Pourquoi pas ? Mais le courant électrique se rétablit bientôt : l’alerte n’aura pas duré longtemps, en fait.
Eko Latino peut enfin se présenter sur scène. Au départ, ce groupe familial, jeté sur les routes de l’exil par la sanglante dictature de Pinochet et accueilli en Belgique, est formé par Carmen Sepulveda et ses deux fils, Luis et Sergio Pincheira ; il est complété par Raoul Fernandez à la guitare et Philippe Vincent aux congas. Motivé et sincère, il arpente le pays, du nord au sud et d’est en ouest, pendant dix ans. Une pause de plusieurs années succède à cette décennie hyperactive. Lorsqu’elle prend fin, une nouvelle configuration donne un second souffle au projet musical du groupe. Les frères Pincheira développaient simultanément un projet parallèle, Xaman-Ek. Leurs partenaires au sein de cet autre projet rejoignent le groupe Eko Latino, de même que Victoria Sepulveda, la jeune soeur du duo, à la voix prometteuse, et Olibwoy, à l’accordéon.
Le répertoire du groupe Eko Latino est une invitation au voyage en Amérique Latine, au travers de classiques, de chants de lutte, et de morceaux tirés du folklore latino, où se fondent habilement des rythmes endiablés et des mélodies plus calmes.
On embarque pour un voyage de plus de 10,000 km, partant de Cuba, traversant le Mexique, le Venezuela, la Cordillère des Andes, descendant le long Chili filiforme, remontant par l’Argentine et le Brésil. Tous ceux qui les écoutent, électrisés par cette ambiance torride, dansent avec frénésie sur ces musiques incandescentes que scandent avec conviction six artistes remarquables.
La soirée se poursuit par une démonstration de danse salsa, magistralement orchestrée par Firmin et Joëlle. Elle, est enseignante dans une école d’enseignement spécial, à Theux. Lui, on connaît bien, au Centre, son sérieux et son humour ‘pince sans rire’… Tous deux sont partenaires de danse ‘dans le civil’, ce qui nous vaut cette prestation harmonieuse et si bien accordée.
On dansera encore et encore. Un bal latino entraînera les inconditionnels de ces rythmes chauds, irrésistibles.. Jusqu’au bout de la nuit.
Bravo à tous pour ces moments intenses de partage et de chaleur humaine.
Le centre d’accueil de la Croix-Rouge de Fays (Manhay) souffle ses cinq bougies. Un festival de musique sera organisé le samedi 24 juin, dès 18 heures.
Tout a débuté le 10 mai 2001. L’équipe du centre d’accueil de Manhay se réunit pour la première fois. Douze personnes venues d’horizons différents, étrangères les unes aux autres, mais liées par une commune envie d’adhérer à un mouvement d’aide aux personnes dans le besoin.
Début juillet 2001, le centre « Des racines et des ailes » ouvre ses portes aux premiers demandeurs d’asile. Dans le dédale des couloirs, le quotidien se met en place.
Le centre est prêt à accueillir quelque cent-vingt résidents, de cultures et de nationalités différentes, qui se côtoient sans heurt.
Le centre est situé au milieu des bois : il s’agit donc de pallier l’isolement qui résulte de cette implantation. Des initiatives voient le jour : installer un petit magasin, participer aux activités des autres centres, développer les actions fraternelles des résidents en association avec les activités spécifiques à la commune, animer des ateliers culinaires, organiser des stages pour enfants, …
L’interactivité entre les résidents et avec les membres du personnel ne se limite pas à des relations superficielles. L’ambiance est familiale et chaleureuse. De nombreuses activités, en interne et à l’extérieur, sont proposées, avec l’appui de personnes compétentes et la participation de bénévoles qui s’investissent au sein du centre et donnent de leur temps.
Les concerts
Pour fêter les cinq années d’existence, un festival de musique gratuit est organisé, sous chapiteau, le 24 juin, dès 18 heures.
Bendee Oz, auteur-compositeur-interprète, charme par sa prestance, son sourire et sa voix tout en nuances. Elle s’accompagnera au piano pour offrir des mélodies suaves, des textes drôles et émouvants, durs et tendres.
Composé de huit passionnés, le groupe Sokolo invitera à découvrir les rythmes d’Afrique de l’ouest, au son du djembé, du dounoun et du balafon. De l’énergie à profusion, vers 19 heures !
Seul en scène, Carton joue avec les sons et les consonances d’un langage imaginaire, traduit dans des textes qu’il accompagne d’une batterie hybride, faite d’éléments acoustiques et électroniques. A découvrir à 20 heures.
La tribu Xaman-Ek pratique le métissage des styles. Ce commando de fête, qui réunit cinq musiciens, présentera vers 21 heures 30 un menu composite : rock agrémenté d’une sauce reggae et d’un soupçon de funky groove, saupoudré de piments sud-américains. Fans de Manu Chao, vous serez ravis !